bilan economique 2018

1.Sur le plan mondial

Bien que le rythme de croissance de l’année 2018 parait ralentir en comparaison de celui de 2017, l’année 2018 se caractérise  par une augmentation des investissements réels dans les sociétés en développements créant ainsi un élargissement du marché du travail’ alors que la croissance de  année 2017 s est basée  essentiellement une augmentation des investissements dans le marché immobilier  et des prix des matières premières, tel que l’explique une étude de la société Dun&bradstreet.

 

La chine, qui participe à hauteur de 15% du produit national brut, accuse un ralentissement prononce de sa croissance de par l’augmentation de la dette nationale.

Ses exportations ont diminué dues a la guerre des prix qui se mène entre elle et les USA et qui rendent les produits chinois plus chers et moins compétitifs sur le marché Américain’ en comparaison avec les produits importés d’autres pays.

De plus, le renforcement  du marché du travail dans les pays en développement  a conduit à une augmentation  du salaire réel et donc de la consommation privée.

En parallèle les différentes réformes fiscales, économiques et gouvernementales  aux USA ont permis une croissance de l’économie américaine et la protection de son industrie face aux concurrents internationaux. La part des USA dans la croissance mondiale est de 20% et devrait être ne hausse dans l’année à venir.

La hausse de l’intérêt de la banque Américaine devrait être ralentie dans les années prochaines. Et l’inflation en hausse s’explique essentiellement par la hausse des px de l’énergie  dans la première moitié de l’année 2018 et qui ont enregistré une baisse dans la deuxième partie de l’année..

La tendance actuelle de l’économie mondiale enregistre une tendance à la déglobulisation, qui est surtout influencée par les USA et qui obligent les  puissances économiques  mondiales à s’adapter.

 

2.le marché israélien

Il a enregistré une performance intéressante puisque Israël est rentré dans un petit groupe de 17 pays uniquement qui enregistrent une stabilité financière dite AA.

De plus la société S&P a octroyé a Israël une cote AA pour sa stabilité économique remarquable.

 

Ces performances s’expliquent essentiellement par la volonté gouvernementale récurrente de diminuer la dette publique ces 8 dernières années.

De plus, le rythme de croissance du produit national brut est élevé en comparaison de celui des pays développés et le taux de chômage au plus bas qu’il n’ait jamais été.

 

Une des caractéristiques de l’année 2018 est le ralentissement de la croissance du marché de l’immobilier privé, qui  enregistre une diminution de croissance dans le dernier trimestre de l’année 2018 et son rythme de croissance passe de 3.2% à 2.3% annuel.

cette dernière a influencé les marches directement liés en commençant par les prestations de services et en finissant par les fournisseurs de meubles.

Le nombre des  nouveaux projets immobiliers sont en baisse et se situent essentiellement dans le centre du pays, dans les zones de renouveaux urbains et dans les programmes gouvernementaux ” Hamehir lamishtaken”.

Il existe en Israël deux marches de l’immobilier d’habitation privé: le marché libre et le marché “gouvernemental” nomme ” Hamehir lamishtaken”.

De façon paradoxale, le gouvernement actuel qui est intervenu sur le marché de l’immobilier d’habitat à travers ce nouveau créneau, afin de réduire les prix, a entrainé une augmentation des prix de 4.3%.

En effet, le gouvernement s’emploie essentiellement à diminuer la demande sur ce marché, afin que cela entraine une diminution des prix. Mais  l’inverse s’est passé.

Il faut bien comprendre que le marché de l’immobilier est responsable de 1.2% de la croissance annuelle, et représente donc un des plus gros moteurs de la croissance économique du pays.

En parallèle l’intérêt de  banque Israël reste encore très bas malgré son augmentation récente de 0.15% en fin d’année 2018. Ce taux bas permet le développement constant des investissements  et entreprises, ainsi que celui de la consommation privée. Une autre caractéristique de l’année 2018 est Lun taux de chômage très bas et qui se traduit par  un grand nombre de postes vacants et une difficulté des employeurs à trouver les profiles qui leur correspond. Cela a entrainé une hausse du salaire réel ces deux dernières années, qui risque de se poursuivre en 2019.

Selon Dun&bradstreet, le nombre de salariés se résument a 3,9 millions et cela représente une augmentation de 50,000 postes en 2018.

 

Quelques chiffres et conclusions sur le marché des entreprises  en Israël sur 2018:

55,000 affaires ont ouverte contre 45,000 qui ont fermées, soit 10,000 affaires supplémentaires et cela correspond à une augmentation de 2% des affaires existantes sur le marché actuel.. Le grand nombre d’entreprises qui ont fermé s’explique par le ralentissement du marché de l’immobilier et la baisse de rentabilité des commerces traditionnels due au développement des ventes sur internet.

50% des entreprises qui ont fermé sont des petits prestataires de service . 68% des affaires qui ont fermé n’avaient pas d’employés, 25% employaient jusqu’ à  4 personnes et 7% employaient plus de 5 personnes.

Pour information, les branches  commerciales  dont le risque de fermeture est le plus élevé sont  les restaurants et cafés, les magasins de mode et les sociétés de BTP.

 

Pour finir le point sur  le marché israélien, l’année 2018 enregistre une stabilité des conditions de paiements et les encours se montent à 92 jours ouvrables. Cette stabilité devrait se maintenir en 2019.

L’année 2019 comporte plusieurs évènements qui risquent d’influencer le marché israélien, comme les 21 eme élections  et l’eurovision qui se déroulera à Tel Aviv. Les tendances déjà amorcées en 2018 continueront, comme le ralentissements du marché de la construction immobilière , le développements toujours croissant du tourisme et le développement des ventes sur Internet..

 

Les réformes fiscales qui ont marqué l’année 2018

 

Sur le plan privé:

  • L’autorité fiscale israélienne a fixé un plafond forfaitaire de 50,000 Nis , somme d’argent liquide qu’ il est possible de faire rentrer en Israël , sans besoin de déclaration et quel que soit le statut de l’individu : israélien ou nouvel immigrant. Ce dernier jouissait à l’époque d’un montant bien plus important qui dépassait les 500,000 Nis.
  • Mise en place du processus de déclaration spontanée au début de l’année 2018 qui est censée se terminer fin 2019, sauf pour les déclarations anonymes qui se sont fermées au 31.12.18.

Comme nous l’avions expliqués dans un de nos articles précédents, le fisc israélien ( comme d’autres autorités fiscales européennes) , a donné une dernière chance aux personnes désireuses de régler les déclarations fiscales qui n’ont pas été faites a temps. Cela comprenait une prescription de 10 ans et un processus bien clair que nous avions déjà décrit auparavant.

 

  • La nouvelle loi concernant la limitation de l’utilisation de l’argent liquide qui prend effet en 2019, que nous allons développer ultérieurement.

 

Sur le plan commercial:

 

“HOK aasderim 2017 “qui a pris effet en 2018

 

Cette loi vise à limiter les entrepreneurs gérant leur business d’une structure de SARL a :

 

  1. ne pas emprunter de l’argent a la société pour un montant supérieur de 100,000 Nis

 

En effet il est permis en Israël pour un actionnaire d’emprunter de l’argent a la société et de le rendre. cela occasionne des revenus d’ordre mobiliers pour la société, des intérêts. Depuis le début 2018  l’actionnaire ne pourra avoir un compte courant débiteur face à la société de plus de 100, 000 nis. Si c’était le cas, tout le montant du compte courant serait distribué comme dividende a la hauteur des bénéfices non distribués et le reste comme salaire supplémentaire, ce qui pénalisera l’actionnaire par des montants d’impôt  et bitouah leumi a payer très chers.

 

  1. Ne pas utiliser le statut de la SARL uniquement comme optimisation fiscale en comparaison avec la structure d’un “ossek mourshe”. Il s’agit de la loi sur les sociétés ” porte-monnaie” telles que le fisc les désigne.

L’idée est d’interdire la gestion fiscale d’une activité économique de nom propre  a client pratiquement unique, dans le cadre d’une SARl .

En effet, le statut de la SARL permet l’optimisation des impôts à payer et du bitouah leumi quand le bénéfice mensuel moyen de l’activité approche le montant des 40,000 Nis .L’impôt société étant limité a 23% et n’ayant pas de bitouah leumi sur les résultats de la société ni sur les dividendes tirés, il est nettement plus intéressant fiscalement de travailler dans le cadre d’une SARL que d’un “ossek mourshe” pour ce type de bénéfice.

En revanche, le fisc exige certaines propriétés de l’activité lui permettant de s’exercer dans le cadre d’une SARL, dont les plus importantes sont  :

 

  • Qu’il n’y ait pas de client dont le CA réalisé avec lui rep[ressente plus de 70% du CA général de la société.
  • Qu’ il ait un minimum de 4 employés à temps plein.

 

Loi sur les retraites pour les indépendants (structures en nom propre)

Au milieu de l’année 2017 , le ministère de l’économie oblige les entrepreneurs à payer leur propre retraite  à partir de cette même année et plus particulièrement a partir de 2018.

En effet, jusqu’ a maintenant seuls les employeurs avaient l’obligation de payer la retraite sur le salaire de leurs employés. A partir de 2018, les autos entrepreneurs de moins de 51 ans ont l’obligation de payer leur propre retraite, en accord avec leur bénéfice, selon les taux suivants:4.45% jusqu’au 4950 premiers shekalims environ du bénéfice mensuel et 12.55%sur le reste du bénéfice, sachant que le bénéfice plafond obligatoire étant de 9900 nis.

 

 

Pour finir, voici un résumé bref de la loi sur la limite d’utilisation des paiements en liquide.

 

  1. La loi pour les commerces

Un commerce ne pourra recevoir un paiement  liquide  concernant une vente  si :

Elle  dépasse le montant de 11,000 nis, et qu’ elle est faite avec un israélien

Elle dépasse le montant de 55,000 nis et est faite avec un touriste.

 

Un commerce ne pourra recevoir en monnaie liquide un paiement concernant un don ou un emprunt pour un montant de [plus de 11,000 nis ou un cadeau de plus de 50,000 nis.

La définition du paiement liquide est : tout montant excepte le plus bas entre 10% de la vente , du don, du cadeau ou de l’emprunt ou 11,000 nis /50,000 nis selon le cas.

Comme exemple, si une vente se monte à 30,000 nis , seul 10% du montant , soit  3,000 nis sera réglé en liquide et le reste en paiement cheque ou carte bleue ou transfert.

 

  1. La loi pour les individus

 

  • Un individu ne pourra ni recevoir ni payer en liquide une transaction ( vente entre deux personnes privées) qui dépasse le montant de 50,000 nis.
  • Un individu ne pourra donner ni recevoir un paiement en liquide pour salaire, don, ou emprunt pour plus de 11,000 nis.
  • Un touriste ne pourra payer en liquide  un commerce une vente dont le montant dépasse 55,000 nis.
  • Un touriste ne pourra être payé en liquide pour son salaire, un don ou emprunt pour un montant qui dépasse les 11,000 nis. De même, il ne pourra recevoir un cadeau en paiement liquide de plus de 50,000 nis.

 

  1. La loi pour les cabinets d’expertise comptable et avocats

Une prestation de service ne pourra être payée en liquide si elle dépasse le montant de 11,000 nis d’un israélien ou 50,000 nis d’un touriste.